L'histoire du Château de Mauvanne

Ce sont les Seigneurs de Mauvans qui donnent leur nom au domaine au 17ème siècle. Le château, construit en 1844, est niché dans un parc de plus d’un hectare en bordure de route, lui conférant ainsi une position stratégique entre mer et montagnes face aux Îles d’Or d’Hyères.      

D’abord propriété de la famille de Bertatis, c’est Monsieur Plesant qui, par un travail acharné, fait renaître et améliore la vigne détruite par le phylloxera, insecte qui ravagea le vignoble français en 1863. Casimir Valéran, ancien maire d’Hyères, également propriétaire du vieux château de Fos (Hyères), achète le domaine vers la fin du 19ème siècle.

 

                                                                           

Une jeune actrice de 38 ans à l’apogée de sa carrière, Simone Berriau, fait l’acquisition du domaine en 1934. Le château est conservé et mis au goût du jour. Mauvanne devient alors un lieu de villégiature des plus mondains. On compte parmi ses illustres visiteurs : Charlie Chaplin, Louis Jouvet, Colette, Jean-Paul Sartre, Simone de Beauvoir, ou encore le pacha de Marrakech, Thami El Glaoui. Le Domaine est alors l’une des fiertés de la ville d’Hyères et ses vins s’invitent sur les plus grandes tables parisiennes.

La résidence de Simone Berriau à Mauvanne prend fin lorsqu’elle vend la propriété en 1967 à un couple de maraîchers.

L’histoire du domaine prend un autre tournant avec l’arrivée de Bassim Rahal,  viticulteur libanais lui-même propriétaire d’un domaine au Liban dans la vallée de la Bekaa, Cave Kouroum. Venu en Provence pour acheter du matériel agricole, il tombe sous le charme de Mauvanne et en devient l’acquisiteur en 1999.

Bassim Rahal apporte un souffle de modernité à Mauvanne, il modernise les outils de production viticole en y introduisant des cuves en Inox, mais il apporte aussi son expérience dans la partie agricole du domaine et renouvelle plusieurs parcelles de plantations. Ses efforts et sa passion permettent au Domaine de regagner ses heures de gloire.

Les héritiers de Basim Rahal reprennent aujourd’hui le travail de leur père avec fierté, dans le même objectif d’excellence pour produire des vins à la hauteur de leur titre de « Cru Classé » obtenu en 1955.